Get Adobe Flash player

L’AGENDA MAFIEUX DE L’INTERNATIONAL

Par Joel Leon joelleons@yahoo.com



 


" L’occident mentait à l’homme noir, à l’homme jaune et l’homme blanc. Il mentait au moins depuis quatre siècles a tous les colonisés de la terre " René Depestre (Alléluia pour une femme jardin).


LA CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN : J’ACCUSE LES INTELLECTUELS HAITIENS

Par Alfred Valentin alfred.valentin@yahoo.com




Comme la majorité de nos compatriotes, je suis attentivement l’affaire de la candidature de Wyclef Jean. Le 5 août 2010 dernier, j’avais également suivi l’émission spéciale que le Larry King Show avait consacré à Haïti en général et à la candidature de Wyclef Jean, en particulier. Quelques réactions sur cette comédie pour lesquelles j’accuse directement les intellectuels haïtiens.


Dette de l'indépendance


 La France s'engage à rembourser à Haiti 17.5 milliards d'euros ( ou 21 milliards de dollars US)

En ce 14 juillet 2010, un pas historique vient d'être franchi. La République française par la voix de son Ministre des Affaires Étrangères Bernard Kouchner a décidé de rembourser à Haiti le montant de la dette de l'Indépendance pour la Reconctruction. Une nouvelle victoire pour la révolution haitienne et les pétitionnaires de 2010...


Haiti gives IDB mandate to promote major education reform

Bank offers to support 5-year plan to expand tuition-free school system


 PORT-AU-PRINCE – Haitian President René Préval today gave the Inter-American Development Bank a mandate to work with Haiti's Ministry of Education and National Education Commission to prepare a major reform of the Haitian education system.


A WORD TO MR. BAN KI MOON: GET EDMUND MULET OUT OF HAITI NOW!
By Omega Staff Writers




Let us say it in plain, simple, blunt and undiplomatic language, the very same type of language that Mr. Edmund Mulet has been using lately in Haiti, forgetting that he should remain a diplomat, which is what Mr. Ban Ki Moon, his boss, should have reminded him to do when he was dispatched again to Haiti recently, as the head of the U.N peacekeeping mission in that country.


A Giant Step for Mankind – Made in Haïti
The Bwa Kay Iman uprising against slavery by Jean Saint-Vil



Haiti's Great White Hope?

By John Maxwell (Jamaican Observer)



John Maxwell
History is littered with treachery. In the noisome Slough of Dishonour are mired thousands of reputations, most of those who betrayed their own countries, like Pierre Laval, Vidkun Quisling, Jonas Savimbi and Augusto Pinochet.


Ite Missa Est : La Comédie est Terminée
HAITI SOUS PROTECTORAT

Par Jean L Théagène


Les gouvernements ne tiennent leurs promesses que lorsqu’ils y sont forcés ou lorsqu’ils ont quelque chose à y gagner (Napoléon)

INTERNATIONAL DONORS' CONFERENCE AT THE UN:
FOR $ 10 BILLION OF PROMISES, HAITI SURRENDERS ITS SOVEREIGNTY
by Kim Ives (Haiti Liberte Vol. 3, No. 37)



It was fitting that the Mar. 31 "International Donors Conference Towards a New Future for Haiti" was held in the Trusteeship Council at the United Nations headquarters in New York. At the event, Haitian President René Préval in effect turned over the keys of Haiti to a consortium of foreign banks and governments, which will decide how (to use the conference's principal slogan) to "build back better" the country devastated by the Jan. 12 earthquake.


En marge de, en référence à, et en contribution indépendante à l’occasion de l’inauguration du colloque international de l’UNESCO à Port-au-Prince du 21 au 23 août courant, sur « La Révolution haïtienne et l’universalisation des droits de l’homme »

Annotations réflexives sur un thème porteur La Révolution d’indépendance nationale d’Haiti, de l’ethno-nationalisme à l’universalisme des droits de l’homme (concepts et conceptions des droits de l’homme dans la dynamique évolutive du message révolutionnaire haïtien).

par le professeur Leslie F. Manigat



To Heal Haiti, Look to History, Not Nature

By MARK DANNER



 

H AITI is everybody’s cherished tragedy. Long before the great earthquake struck the country like a vengeful god, the outside world, and Americans especially, described, defined, marked Haiti most of all by its suffering. Epithets of misery clatter after its name like a ball and chain: Poorest country in the Western Hemisphere. One of the poorest on earth. For decades Haiti’s formidable immiseration has made it among outsiders an object of fascination, wonder and awe. Sometimes the pity that is attached to the land — and we see this increasingly in the news coverage this past week — attains a tone almost sacred, as if Haiti has taken its place as a kind of sacrificial victim among nations, nailed in its bloody suffering to the cross of unending destitution.

 


Un pouvoir fissuré, prêt à tomber

Jean Erich René



S’il y a une conclusion sûre et certaine à tirer du tremblement de terre du 12 janvier 2010, c’est l’imminence de la chute de Préval.En effet, l’incapacité du Gouvernement à répondre aux exigences minimales de la population, le discrédite aux yeux des observateurs tant nationaux qu’internationaux. Préval vient de prouver qu’il ne peut rien gérer, pas même l’aide internationale. Il est prêt à tous les compromis pour garder virtuellement le fauteuil présidentiel. Il n’a aucune légitimité suite au chambardement créé par la Communauté Internationale. Le vide politique se précise de jour en jour. Les USA, la France, le Brésil et même la Dominicanie exécutent une valse diplomatique défavorable à la souveraineté nationale.


Les Haïtiens ont-ils la mémoire courte ?

Un témoignage, une réflexion, une supplique, une semence
par Leslie F. Manigat




Nouvelles considérations sur la suite de la descente aux enfers d’Haïti et une sortie de crise par une solution de salut public, si un sursaut collectif est encore possible. Il faudrait, dans cette hypothèse, en dehors d’une révolution nécessaire mais impossible, une révision déchirante d’un acquis bicentenaire. Déjà les assassins nationaux et internationaux du pays sont dans la cité, mais ses sauveteurs aussi.


Une lettre ouverte à Ban Ki-Moon
Pourquoi Haïti ne peut pas oublier son passé
Par Richard Morse



Cher M. Ban Ki-Moon

Merci pour l'attention que vous avez montré pour Haïti En réponse à votre papier dans le New York Times, je souhaiterais élargir votre champ de perspective un petit peu. Je ne prétends pas représenter un autre que moi-même. Je vis en Haïti depuis 1985. J'ai grandi à la Nouvelle Angleterre avec ma mère, une Haïtienne et mon père, un Étatsunien au cours des années1960 et 1970. Bien que mes parents aient été tous les deux des professeurs, je ne suis rien de plus qu'un musicien et patron d'hôtel.



ENTRE LE PHILANTHROPE ET LE POLITIQUE, MON COEUR BALANCE

Dr.Bastien




Bill Clinton Voila! le philanthrope se laisse prendre au jeu de la politique. Ma question est de savoir comment fait-on pour jouer le jeu du philanthrope et du politique? Etre philanthrope en Haiti, semble devenir le raccourci le plus sur, en direction du palais national. Donc, dans le jeu de la doublure, le politique se cachait derriere le philanthrope. Entre le philanthrope et le politique, mon coeur balance. Toute cette orchestration de longue haleine, et par dessus tout, cette concommitance et cette collusion avec la designation de Bill Clinton en tant qu'envoye special de Ban Ki Moon, prennent l'allure d'un cocktail terminal pour la petite republique, dont les racines sont pourtant profondes et nombreuses.


Welcome to 2025

By Michael T Klare




M emo to the United States Central Intelligence Agency: You may not be prepared for time-travel, but welcome to 2025 anyway. Your rooms may be a little small, your ability to demand better accommodation may have gone out the window, and the amenities may not be to your taste, but get used to it. It's going to be your reality from now on.


Haiti : un etat de droit dans la melee
Dr Jean Fresnel, Espagne


P lus de 20 ans se sont deja ecoules quand une population assoifee de justice et de changements s' est jetee dans les rues de la capitale et des villes de province pour reclamer a l' unisson le depart d' un regime : le duvalieriste. Des morceaux de fer, de pierres, des armes blanches et des barricades enflammees tout etait au rendez vous dans un amalgame tumultieux, dechaine et ponctue par les aspirations et les revendications d' un secteur ou d' un autre criant a tue tete : democratie ou la mort.



Par Max Dorismond (Fév.2009)

A vec tambours et trompettes, TV5MONDE, annonça le 12 décembre 2008, que son programme documentaire Thalassa avait braqué ses caméras sur « un paradis perdu dans le sud d'Haïti : Les Abricots ». A l'heure dite, tous nos compatriotes avertis s'installèrent devant leur télé.

Abricot, un paradis! Je ne pouvais l'affubler de ce nom. Toutefois, ce fut un petit coin acceptable pour l'ensemble de l'île. Les animateurs avaient chanté et loué J.C. Fignolé, le présidentiable maire pour son courage et son désintéressement du pouvoir pour s'être installé dans ce bled perdu avec le vague espoir de ressusciter son fief agonisant, comme toute l'île d'ailleurs, pour en faire un exemple de renaissance en guise de référence à un peuple abandonné de tous les dieux.


Web Voip Softphone

Login
Password
SIP Proxy
Display Name
Outbound Proxy
Register Proxy
Remember Settings
Status Logs
Line Status
Record Call
Start Recording


File Name + (.wav)

Incoming Calls
Play ringtone


Mic Vol
Speaker vol
Mute
Mute
Codecs
GSM6.10
G711 A-Law
iLBC
G711 U-Law
Audio out Device
Audio in Device

Other Settings
Echo/Noise cancellation
AGC (Auto Gain Control)
Mic Boost
Don't Disturb

Who's Online

We have 1 guest online
mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterToday3
mod_vvisit_counterYesterday34
mod_vvisit_counterThis week185
mod_vvisit_counterLast week156
mod_vvisit_counterThis month86
mod_vvisit_counterLast month736
mod_vvisit_counterAll16840

Online (20 minutes ago): 1
Your IP: 38.107.191.113
,
Now is: 2010-09-04 03:14
LA CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN : J’ACCUSE LES INTELLECTUELS HAITIENS

Par Alfred Valentin This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it




Comme la majorité de nos compatriotes, je suis attentivement l’affaire de la candidature de Wyclef Jean. Le 5 août 2010 dernier, j’avais également suivi l’émission spéciale que le Larry King Show avait consacré à Haïti en général et à la candidature de Wyclef Jean, en particulier. Quelques réactions sur cette comédie pour lesquelles j’accuse directement les intellectuels haïtiens.

Pourquoi, le 5 août dernier, Wyclef Jean a-t-il préféré annconcer officiellement sa candidature sur une chaîne de télévision étrangère au lieu de le faire sur un média haitien? La réponse est simple: l’individu est complexé. Il sous-estime ce peuple même qu’il pretend aimer et pour qui il veut être le " Moïse des temps modernes ". Il aurait dû le faire dans n’importe quel média national - (Radio Métropole, Signal FM, Télé Nationale, Telemax (sa prope chaîne), etc. -, puis il pourrait accorder une entrevue à n’importe quel média étranger, dont CNN, Radio Canada, Le Droit, France 2 et d’autres.

En fait, quelle langue Wyclef Jean parle-t-il ? Il ne parle ni le français, ni le créole, nos deux langues officielles. Je m’imagine une conférence de presse conjointe entre Nicolas Sarkozy et son homologue haïtien. Comme on va nous tourner en ridicule, comme on l’avait fait l’année dernière à la suite de l’entrevue que son compère Shaba de Dyakout Mizik avait accordée à RFI. Le pire, c’est que, Wyclef ne parle pas vraiment bien l’anglais. Bien sûr, il parle la langue de la rue puisqu’il a grandi dans le pays, mais il en ignore les règles les plus élémentaires. J’en veux pour preuve les deux phrases « I don't hear nothing » et le « Young youth of Haiti » qu’il a données à Wolf Blitzer au cours de l’interview de jeudi soir dernier. En fait, ce n’est pas grave, car, selon ses dires, nous devons tous parler l’anglais en Haïti, surtout que, continue-t-il, « ceux qui parlent le français n’ont rien fait pour le pays pendant plus de 200 ans». Cette déclarattion a été une bonne paire de giffle au visage des intellectuels. Qui pis est, pas un seul d’entre eux n’a osé donner une réplique au chanteur de hip hop. Qui ne dit mot, consent. De toute façon, je m’imagine déjà la fin totale des choses culturelles dans le pays. D’ailleurs, Wyclef ne connaît rien de rien de la culture haïtienne, rien de notre musique, de notre littérature, de notre peinture. Il ne connaît même pas notre Histoire, à part les noms de Toussaint, de Dessalines et de Christophe qu’il connaît, sans pouvoir parler même superficiellement de la politique d’un seul de ces anciens héros.

Wyclef a tout d’un narcissique et d’un mégalomane. Tout se tourne autour de lui. Monsieur aime son nom. Il l’a cité au moins dix fois en moins de trente minutes, sans compter les « I » (moi). C'est ce qu'on appelle " culte de la personnalité ". Imaginez-vous ce type devenir président du pays ? D’ailleurs, il pense que tout le monde a peur de lui. Au cours d’une entrevue à l’émission floridienne « Bonjour Haïti » le 4 août dernier, il a demandé aux autres candidats de ne ni « trembler » ni de « paniquer » parce que « Wyclef est candidat… » Donc, il est sûr de lui, sûr de son messianisme. Ensuite, il ne cesse de rappeller au président René Preval qu'il avait voté pour lui lors des dernières élections présidentielles. Cela signifie que M. Préval doit lui retourner l’ascenseur.


Dans cette affaire de Wyclef, je crois que la presse, si elle n’est pas corrompue et ne reçoit pas de pourboires du chanteur, doit jouer son rôle de façon sérieuse. Car en fait, nous ne connaissons pas vraiment Wyclef. On le voit à la télé, on l’applaudit, et c’est tout ! Il est du devoir de la presse de former et d’informer le public ! Qui connaît la vie de Wyclef Jean avant sa célébrité avec le groupe « Fugees » ? A part du musicien, qui connaît d’autres aspects de la formation de Wyclef ? Qui connaît ses idéologies ? Il est arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 9 ans. Ce serait bien qu’il dise de quel " high school " (Lycée) a-t-il reçu son diplôme de fin d’études secondaires entre 1990 et 1992 (car il est né en octobre 1972)! Puisqu’il a grandi dans une ville où le taux d’abandon scolaire est très élevé, il est bien de savoir si, au moins, Wyclef a bouclé ses études secondaires !


Ensuite, Wyclef a souvent tendance à exagérer les faits. Il a déclaré qu’il ne pouvait pas demeurer « pendant cinq ans consécutifs dans le pays » à cause de ses obligations en tant qu’ambassadeur de bonne volonté. Cela ne tient pas. Préval avait nommé Wyclef à ce poste (ce qui était une grave erreur) en avril 2007, donc trois ans de cela. Il a également affirmé avoir fréquenté Berkeley. Etait-ce dans le cadre d’un programme régulier pouvant se déboucher sur une licence (BA ou BS)? Ou bien, fréquentait-il cette institution dans le cadre d’un programme spécial? Certaines universités n’ont aucun probleme à accepter qu’une superstar suive des cours à titre d’auditeur ou de participer à un programme spécial pouvant déboucher sur un certificat de participation. Certaines universités pourraient même offrir une chaire d’enseignant à une superstar de la trempe de Wyclef, s’il en avait les compétences, pour dispenser des cours de musique hip hop.


L’idée, ce n’est pas d’agir avec méchanceté avec « L’Honorable Ambassadeur », mais tout ce qu’on réclame de lui c’est de prouver qu’il a le minimum pour diriger une nation aussi importante que la nôtre. On ne s’adresse pas à la vedette Wyclef qui va se présenter sur une scène musicale. L’on se trouve plutôt en présence d’un éventuel chef d’Etat, ce qui n’est pas une plaisanterie. Il veut faire croire que nous questionnons ses capacités parce qu’il « parle le créole comme nous, et que l’ancien président Bill Clinton ne l’aurait jamais fait ». En tenant ce genre de lagage codé, il n’entend qu’à simplement diviser davantage la société haïtienne. Avait-on questionné les capacités intellectuelles de Jean-Bertrand Aristide, qui parle le créole (le français et l’anglais) beaucoup mieux que lui? Les journalistes ont donc pour devoir de le questionner sur des choses sérieuses, telle la gestion de Yele Haiti. Si Sean Penn a le courage de le faire, ils ont pour devoir et obligation de le faire également, cela de façon plus approfondie, car le rôle de la presse est de former et d’informer le peuple en toute objectivité. Autre point : c’est bien que Wyclef Jean n’a jamais renoncé à sa nationalité. Est-ce par pur patriotisme ou bien aurait-il quelque autre empêchement ?


Ensuite, Wyclef a parlé des études de Jean-Claude Duvalier, comparées aux siennes. Il doit comprendre que, qu’il le veuille ou pas, Jean-Claude Duvalier, en tant que fils de président, a grandi dans les couloirs du pouvoir. Alors, gouverner n’était pas difficile pour Baby Doc, car il avait en sa disposition toute la machine de répression de son père dont il ne faisait que continuer à la lettre les œuvres criminelles,avec l’aide d’une « régence » composée de sa mère, de Luckner Cambronne, de Jacques Gracia, de Zacharie Delva, etc. En fait, Wyclef doit constater et analyser les résultats négatifs de la présidence de Duvalier fils.


On dit que Wyclef Jean n’aura pas besoin de l’argent du pays car il en a assez. Cet argument est faible pour plusieurs raisons. Une première : l’homme est un éternel insatisfait. Deux : Dans un gouvernement, il n’y a pas que le président à détourner les fonds. Tous les ministres de Wyclef et ses collaborateurs seront-ils tous des millionaires comme lui ? Nous savons déjà clairement que les amis de Wyclef qui mènent une campagne active pour lui aux Etats-Unis (les King Kino, les Jensen Desrosiers…) sont tous de potentiels ministres ou grands commis de l’Etat. Ces gars sont-ils millionnaires ? Signalons que l’ancien président Aristide avait au moins la décence de ne pas placer King Kino à aucun ministère, à cause du niveau d’étude à peine primaire de ce chanteur.


Ensuite, c’est insensé de vouloir comparer la candidature de Wyclef Jean avec Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger. Ronald Reagan a fait ses études universitaires à Eureka College, dans l’Etat d’Illinois. Il y a obtenu un diplôme en Sciences Economiques et en Sociologie. Il était gouverneur de la Californie. Arnold Schwarzenegger est diplômé de l’Université de Wisconsin. En plus, il est un homme d’affaire réussi et fait partie de la famille politique la plus connu des Etats-Unis : il est le mari de Maria Shriver, une journaliste, fille de Sargent Shriver, un ancien diplomate et d’Eunice Kennedy, sœur du président John F. Kennedy.

    Quelques simples questions au candidat « drafted » par les étudiants d’université :
  • ---A quel niveau Wyclef peut-il parler d’une réforme scolaire et universitaire en Haïti ?
  • ---A quel niveau Wyclef peut-il comprendre le fonctionnement des trois branches de pouvoir ?
  • --- A quel niveau Wyclef peut-il parler de plafond monétaire ?
  • --- A quel niveau Wyclef peut-il parler de la mémoire d’un Anténor Firmin, d’un Jean Price Mars, d’un Hannibal Price, d’un Louis Joseph Janvier ?
  • --- A quel niveau Wyclef peut-il parler de la musique haïtienne ?
  • --- A quel niveau Wyclef peut-il résoudre un conflit entre notre religion traditionnelle et les confessions catholique et protestantes ?

En tout cas, dans cette affaire de Wyclef Jean, nous n’avons qu’à remercier l’élite intellectuelle du pays. « Vous autres intellectuels, vous représentez tout le malheur du pays », comme l’avait si bien dit Pyram dans la pièce " Pèlin Tèt " de Frankétienne. Pourquoi ce même Franketienne et les autres intellectuels et hommes de plume du pays ne parlent-ils pas ouvertement pour faire voir le danger que représente ce Wyclef Jean pour Haïti et pour notre culture? Ils ne le feront pas car ils sont relativement bien lotis. Leurs enfants fréquentent les meilleures universités étrangères. Tremblement de terre ou pas, ils sont bien nourris et ne dorment pas sous des tentes. Ceux qui vivent à l’étranger mènent un style de vie princier, recevant assez souvent des récompenses littéraires qui leur rendent très connus internationalement. Donc, ils feront silence, ne voulant déranger personne. D’ailleurs, la misère du peuple inspire les Dany Laferrière, René Depestre, Frankétienne à écrire des romans pour lesquels ils gagnent beaucoup d’argent. Une comédie comme celle de Wyclef peut inspirer bien de romans et de pièces de théâtres ! Je n’ai rien contre ces hommes. Tout ce qu’on leur demande tout simplement est de prendre une position ouverte sur cette affaire. Ne dites pas que vous défendez le peuple avec votre plume. Cette affaire de Wyclef est une honte pour la nation haïtienne, un danger pour la francophonie et la créolophonie. Wyclef est une victoire sûre pour la cacophonie culturelle. Oui, messieurs les intellecteuls, vous devez faire des déclarations de principe. Vous devez guider le peuple. Vous devez guider la jeunesse du pays. C’est votre devoir ! C’est une honte d’entendre Wyclef Jean déclarer qu’il a été « draft » (sélectionné) par la jeunesse et qu’il a l’appui de la jeunesse estudiandine. C’est une honte !


Je m’attends à voir de ces intellectuels sans vergogne qui accepteront des positions dans une éventuelle administration Wyclef. Ils diront évidemment avoir répondu à l’appel du pays, car ces intellectuels, opportunistes véreux, se diront toujours « être en réserve de la République », selon l’expression de Leslie Manigat. Cela ne nous étonnera pas surtout que, en avril 1971, à la mort de Papa Doc, donc, à l’arrivée au pouvoir de Baby Doc, Hubert de Ronceray, brillant intellectuel, avait écrit un article intitulé : « Un géant s’en va, un génie le remplace ! » - le géant étant François Duvalier, le génie, Jean-Claude Duvalier. Nous n’oublierons pas non plus les bassesses et les acrobaties d’intellectuels tels que René Piquion, Gérard de Catalogne et d’autres.


C’est une honte pour les intellectuels du pays de voir des primaires de la trempe de Wyclef Jean, de King Kino et d’autres encore voulant diriger le pays. C’est une honte pour entendre qu’un Gracia Delva voulant devenir député de Marchand-Dessalines, une ville qui compte tant de gens bien formés ! Et je parie que ce sont ces genres de citoyens sans éducation qui dirigeront le pays pendant longtemps encore. Car ce sont eux qui se présentent toujours à la télévision en moments de crise. Après le séisme, avait-on vu Franketienne, Leslie Manigat, Gérard Gourgue, Rosny Desroches, René Depestre et les autres intellectuels dans les rues pour aider la population ? Dany Laferrière se trouvait en Haïti ce 12 janvier. L’avait-on vu dans les rues pour voler au secours des victimes ? Au contraire, au début d’avril 2010, moins de trois mois après le séisme, Dany Laferrière a écrit un livre sur la catastrophe intitulé « Tout bouge autour de moi ». Au moins, il aurait pû donner au moins un pourcentage aux victimes. On l’a vu plutôt se parader sur des plateaux de télévisions français racontant des histoires les unes les plus idiotes que les autres. Frankétienne, lui, se souciait de sa bibliothèque. Qui avait-on vu dans les rues ? Exactement, ces primaires qui veulent nous diriger ! « Ventre affamé n’ayant pas d’oreilles », la population aura tendance à choisir ces imbéciles qu’ils voient au lieu des gens préparés qu’ils ne voient qu’à la veille des élections. On doit admettre que nos intellectuels sont toujours distants du peuple. Combien de fois Leslie Manigat s’est-il rendu dans un lycée de la capitale ou de nos villes de province pour présenter des cours aux étudiants avides de connaissance ?


Ces intellectuels doivent comprendre que s’ils ne se montrent pas sensibles à la douleur, à la misère et aux besoins élémentaires du peuple de façon concrète, ils n’obtiendront jamais son vote. Ils doivent changer de stratégie, s’ils ne veulent être pas dirigés par des gens non qualifiés. C’est une honte que Mirlande Manigat, une dame bien formée, l’une des rares de la liste de la trentaine de candidats vraiment qualifiée pour diriger le pays, sera battue aux urnes par quelqu’un qui ne peut être ni son élève ni l’élève de son mari ni l’élève de sa fille. Toute la faute est à son mari, Leslie François Manigat. Si Wyclef Jean gagne ces élections, le professeur doit se résigner à donner sa bibliothèque à des jeunes, car il semble que ce politologue n’a jamais lu les livres qu'il a lui même écrits ni ceux auxquels il fait souvent référence. Où sont les Laennec Hurbon, Jean Métellus, Dany Laferrière, Gary Victor... Prenez vos plumes. Ces intellectuels ont même peur de citer le nom de Wyclef Jean. Si on doit le critiquer, on le fait de façon voilée. Il a bien raison de leur demander de ne pas « paniquer ». Quelle giffle !


C'est une honte de voir Sean Penn défendre le pays alors que nos intellectuels, eux, se taisent. Je vais mourir de rire lorsque les Manigat, Gourgue, Frankétienne et autres appeler Wyclef Jean « Monsieur le président de la République ». Je parie que plus d’un de ces flatteurs professionnels vont monter au créneau pour défendre ces intellectuels. On a besoin de ces derniers, mais ils doivent savoir qu’ils ont une responsabilité sacrée de guider la jeunesse du pays abandonnée aux mains de gens sans formation.


Que Wyclef Jean soit élu ou pas, il bouleversera la politique et la société haïtienne au moins pendant le prochain quart de siècle. Alors, je vous accuse, messieurs les intellectuels !