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Haïti : chronique d’une aide volatilisée
Par Joseph Chanoine Charles


 

L es Blancs débarquent. Ils redébarquent, aurait dit feu Roger Gaillard. Cette fois, les conséquences de ce débarquement semblent plus terribles que jamais. Ils ont torpillé, saboté, endommagé. Ils sont même repartis avec l’aide apportée après la catastrophe du 12 janvier. Des promesses fallacieuses. À tout bout de champ. Ils ont tout repris. On dirait que le séisme a été comme un autre facteur de richesse pour ces pays déjà riches.


Pathétique !
Par Daly Valet, Le Matin : 4 au 10 Nov. 2011


 

S pectacle navrant. Acteurs pitoyables. Décor surréaliste. Script décousu. Comédies de boulevard. Vagissement sournois. Rires indignés. Ébahissement. La République sens dessus dessous. Les improvisateurs au pouvoir. Inquiétante étrangeté. Comment en sommes-nous arrivés là ? Allez demander à Dieu et à nos loas. Aux spécialistes de la santé mentale aussi. La rationalité humaine est comme dépassée par les événements. L’affaire Martelly-Bélizaire ? Un lourd héritage non assorti de testament. Nul ne sait quoi faire. Et que dire. Donc, tout le monde dit et fait n’importe quoi. Cafouillage. Impasse.


A Giant Step for Mankind – Made in Haïti
The Bwa Kay Iman uprising against slavery by Jean Saint-Vil


Une actualité déconcertante et inquiétante pour l’état de droit
Par Mirlande MANIGAT, Secrétaire Générale du RDNP

J’ai été sollicitée pour m’exprimer sur l’actualité constitutionnelle du pays à un moment de dérive, d’atermoiements et d’incertitudes dans lequel ce qui est en jeu est la préservation de la Constitution de 1987, non dans sa pureté originelle, mais dans son rôle vigilant, et surtout le respect de cette base essentielle de la construction de l’état de droit qui ne souffre pas de compromissions au nom de la raison d’état qui est son contraire.


Cracks in the Wilderness of Mirrors

By Pepe Escobar



 

The temptation to see WikiLeaks as a neo-Baudelairean artificial paradise - the marriage of libertarian anarchism and cyber-knowledge - could not be more seductive. Now no more than 40 people are helping founder Julian Assange, plus 800 from the outside.


L'injustice ne puise sa force que dans l'obéissance de l'opprimé

Par Max Dorismond mx20005@yahoo.ca



Un pays qui n'est plus un pays, mais un «Coté». L'enfer, lui-même, offre peut-être de meilleures perspectives. Un tremblement de terre dévastateur. Le choléra appréhendé s'y est invité sans sommation. Des millions de personnes mal loties. Un autre million végète sous des tentes depuis bientôt 12 mois. La reconstruction demeure le cadet du souci des gouvernants. Le pouvoir à n'importe quel prix s'avère être leur unique credo. Le peuple passif et obéissant attend la venue du Messie. Un célèbre et coloré animateur de la Télé à Montréal, remarquant les images des Haïtiens sous les tentes, déclara tout ému et confus : «Si c'étaient des animaux qui se seraient parqués de cette façon, au Québec, suis sûr que les citoyens auraient appelé la SPCA». (Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux). C'est un cri du coeur à vous couper le sifflet. Entretemps, se sentant confortable avec la déchéance de leur environnement, les dirigeants rêvent de pérenniser leur passage au pouvoir, quitte à présider le pays par personne interposée, par des hommes de paille. Ils ont perdu le sens de la démesure.


Les Haïtiens ont-ils la mémoire courte ?

Un témoignage, une réflexion, une supplique, une semence
par Leslie F. Manigat




Nouvelles considérations sur la suite de la descente aux enfers d’Haïti et une sortie de crise par une solution de salut public, si un sursaut collectif est encore possible. Il faudrait, dans cette hypothèse, en dehors d’une révolution nécessaire mais impossible, une révision déchirante d’un acquis bicentenaire. Déjà les assassins nationaux et internationaux du pays sont dans la cité, mais ses sauveteurs aussi.


WikiLeaks Haiti: The PetroCaribe Files
By THE Nation.


When René Préval took the oath of Haiti’s presidential office in a ceremony at Haiti’s National Palace on May 14, 2006, he was anxious to allay fears in Washington that he would not be a reliable partner. “He wants to bury once and for all the suspicion in Haiti that the United States is wary of him,” said US Ambassador Janet Sanderson in a March 26, 2006, cable. “He is seeking to enhance his status domestically and internationally with a successful visit to the United States.”


Premier discours du président élu Michel Joseph Martelly





Chers Compatriotes,


Me voici grâce à vous à ce rendez-vous exceptionnel, ému et fier, fier d'être appelé au service de ce coin de terre qui m'a vu naitre, qui m'a chéri au delà de toutes mes espérances et que j'aime passionnément.

HAITI, The Most Dependent Independent Nation in the World

By Maura R. O'Connor .



More than 150 countries and donor groups met in New York City on March 31, 2010, to figure out how to rebuild Haiti after the Jan. 12 earthquake. Eleven billion dollars was pledged for the task, including $1.15 billion from the United States. In between the meetings and pledging sessions attended by heads of state, economists, and policy-makers was a short presentation called "Voice of the Voiceless."

L’AGENDA MAFIEUX DE L’INTERNATIONAL

Par Joel Leon joelleons@yahoo.com



 


" L’occident mentait à l’homme noir, à l’homme jaune et l’homme blanc. Il mentait au moins depuis quatre siècles a tous les colonisés de la terre " René Depestre (Alléluia pour une femme jardin).


LA CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN : J’ACCUSE LES INTELLECTUELS HAITIENS

Par Alfred Valentin alfred.valentin@yahoo.com




Comme la majorité de nos compatriotes, je suis attentivement l’affaire de la candidature de Wyclef Jean. Le 5 août 2010 dernier, j’avais également suivi l’émission spéciale que le Larry King Show avait consacré à Haïti en général et à la candidature de Wyclef Jean, en particulier. Quelques réactions sur cette comédie pour lesquelles j’accuse directement les intellectuels haïtiens.


False picture of foreign aid to Haiti

by Selma James and Nina Lopez



The UN forces came to police the 92% of Haitian voters who had elected President Aristide and protested about his overthrow by a US coup. They were never "heroes" – except to the elite "cocooned in luxury and indifference" who backed the coup (Heroes to zeros, 17 November 2010).


Haiti's Great White Hope?

By John Maxwell (Jamaican Observer)



John Maxwell
History is littered with treachery. In the noisome Slough of Dishonour are mired thousands of reputations, most of those who betrayed their own countries, like Pierre Laval, Vidkun Quisling, Jonas Savimbi and Augusto Pinochet.


Ite Missa Est : La Comédie est Terminée
HAITI SOUS PROTECTORAT

Par Jean L Théagène


Les gouvernements ne tiennent leurs promesses que lorsqu’ils y sont forcés ou lorsqu’ils ont quelque chose à y gagner (Napoléon)

INTERNATIONAL DONORS' CONFERENCE AT THE UN:
FOR $ 10 BILLION OF PROMISES, HAITI SURRENDERS ITS SOVEREIGNTY
by Kim Ives (Haiti Liberte Vol. 3, No. 37)



It was fitting that the Mar. 31 "International Donors Conference Towards a New Future for Haiti" was held in the Trusteeship Council at the United Nations headquarters in New York. At the event, Haitian President René Préval in effect turned over the keys of Haiti to a consortium of foreign banks and governments, which will decide how (to use the conference's principal slogan) to "build back better" the country devastated by the Jan. 12 earthquake.


En marge de, en référence à, et en contribution indépendante à l’occasion de l’inauguration du colloque international de l’UNESCO à Port-au-Prince du 21 au 23 août courant, sur « La Révolution haïtienne et l’universalisation des droits de l’homme »

Annotations réflexives sur un thème porteur La Révolution d’indépendance nationale d’Haiti, de l’ethno-nationalisme à l’universalisme des droits de l’homme (concepts et conceptions des droits de l’homme dans la dynamique évolutive du message révolutionnaire haïtien).

par le professeur Leslie F. Manigat



To Heal Haiti, Look to History, Not Nature

By MARK DANNER



 

H AITI is everybody’s cherished tragedy. Long before the great earthquake struck the country like a vengeful god, the outside world, and Americans especially, described, defined, marked Haiti most of all by its suffering. Epithets of misery clatter after its name like a ball and chain: Poorest country in the Western Hemisphere. One of the poorest on earth. For decades Haiti’s formidable immiseration has made it among outsiders an object of fascination, wonder and awe. Sometimes the pity that is attached to the land — and we see this increasingly in the news coverage this past week — attains a tone almost sacred, as if Haiti has taken its place as a kind of sacrificial victim among nations, nailed in its bloody suffering to the cross of unending destitution.

 


Une lettre ouverte à Ban Ki-Moon
Pourquoi Haïti ne peut pas oublier son passé
Par Richard Morse



Cher M. Ban Ki-Moon

Merci pour l'attention que vous avez montré pour Haïti En réponse à votre papier dans le New York Times, je souhaiterais élargir votre champ de perspective un petit peu. Je ne prétends pas représenter un autre que moi-même. Je vis en Haïti depuis 1985. J'ai grandi à la Nouvelle Angleterre avec ma mère, une Haïtienne et mon père, un Étatsunien au cours des années1960 et 1970. Bien que mes parents aient été tous les deux des professeurs, je ne suis rien de plus qu'un musicien et patron d'hôtel.



ENTRE LE PHILANTHROPE ET LE POLITIQUE, MON COEUR BALANCE

Dr.Bastien




Bill Clinton Voila! le philanthrope se laisse prendre au jeu de la politique. Ma question est de savoir comment fait-on pour jouer le jeu du philanthrope et du politique? Etre philanthrope en Haiti, semble devenir le raccourci le plus sur, en direction du palais national. Donc, dans le jeu de la doublure, le politique se cachait derriere le philanthrope. Entre le philanthrope et le politique, mon coeur balance. Toute cette orchestration de longue haleine, et par dessus tout, cette concommitance et cette collusion avec la designation de Bill Clinton en tant qu'envoye special de Ban Ki Moon, prennent l'allure d'un cocktail terminal pour la petite republique, dont les racines sont pourtant profondes et nombreuses.


Welcome to 2025

By Michael T Klare




M emo to the United States Central Intelligence Agency: You may not be prepared for time-travel, but welcome to 2025 anyway. Your rooms may be a little small, your ability to demand better accommodation may have gone out the window, and the amenities may not be to your taste, but get used to it. It's going to be your reality from now on.


Haiti : un etat de droit dans la melee
Dr Jean Fresnel, Espagne


P lus de 20 ans se sont deja ecoules quand une population assoifee de justice et de changements s' est jetee dans les rues de la capitale et des villes de province pour reclamer a l' unisson le depart d' un regime : le duvalieriste. Des morceaux de fer, de pierres, des armes blanches et des barricades enflammees tout etait au rendez vous dans un amalgame tumultieux, dechaine et ponctue par les aspirations et les revendications d' un secteur ou d' un autre criant a tue tete : democratie ou la mort.



Par Max Dorismond (Fév.2009)

A vec tambours et trompettes, TV5MONDE, annonça le 12 décembre 2008, que son programme documentaire Thalassa avait braqué ses caméras sur « un paradis perdu dans le sud d'Haïti : Les Abricots ». A l'heure dite, tous nos compatriotes avertis s'installèrent devant leur télé.

Abricot, un paradis! Je ne pouvais l'affubler de ce nom. Toutefois, ce fut un petit coin acceptable pour l'ensemble de l'île. Les animateurs avaient chanté et loué J.C. Fignolé, le présidentiable maire pour son courage et son désintéressement du pouvoir pour s'être installé dans ce bled perdu avec le vague espoir de ressusciter son fief agonisant, comme toute l'île d'ailleurs, pour en faire un exemple de renaissance en guise de référence à un peuple abandonné de tous les dieux.


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On sonne l'hallali: Bèf la tonbe


Jean Erich René


 

Les dérapages inadmissibles du Président Michel Martelly durant les 10 premiers mois de son mandat ont fini par le marginaliser aux yeux des observateurs tant nationaux qu'internationaux. Outre les outrages aux Parlementaires, l’Administration Publique devient une vraie pétaudière. Le 56e Président d’Haïti et son épouse en voulant tout entreprendre personnellement ont créé une vraie cacophonie au sein de l’Appareil d’État avec les Programmes: "Aba Grangou" , "Aba blackout" etc., sans aucun support technique bien défini. Par un maladroit coup de tête, ils ont décidé carrément d’organiser les Carnavals dans la Métropole des Cayes. Voilà une façon originale de faire la décentralisation d’Haïti. On commence par le Mardi Gras, un domaine dans lequel il excelle et qui lui a valu son aura politique.


Michel MartellyEst-ce aussi une façon de divertir les esprits afin de les détourner du dossier brûlant de sa triple nationalité, engagé sur une voie de non retour. Ce serait faire preuve d’une naïveté idiote de tenter de tromper toute une nation par la diversion. D’abord les festivités carnavalesques relèvent des Edilités de chaque Commune qui de concert avec les commerçants de la ville, les artistes et certains bénévoles s’activent pour agrémenter la vie de leurs commensaux, de trois jours d’ambiance, arrosés d'alcool, agrémentés de musique et de masques les plus drôles afin de décrisper les esprits et leur aménager dans ce laps de temps un oasis de bonheur. Ordinairement le Président n’intervient jamais dans l'organisation des carnavals. Il se comporte au rang de simple citoyen. Décidément on aura tout vu !


Le dossier de la Double Nationalité s’affirme comme un fléau qui risque de lézarder dangereusement la Maison Nationale. L’Exécutif et le Législatif en reçoivent les cinglantes rafales de plein fouet. Il n’y a pas moyen d’arrêter le processus enclenché. Comme une épidémie toute la faune politique est atteinte. A peine les plus justes seront sauvés. Déjà le député de Mirebalais atteint de la peste de la Double Nationalité est prié par ses pairs de se mettre en isolement. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Avant que la Chambre des députés procède à sa destitution, Abel Descollines, citoyen français, doit tirer la révérence en donnant sa lettre de démission. Il est demandé aux autres cornes soudées, tapies dans l'ombre au Parlement, de tirer la révérence car la faucheuse de la destitution sera sans pitié.


La Commission d’Enquête Parlementaire a adressé une correspondance officielle au Président Michel Joseph Martelly pour une vérification en bonne et due forme de ses documents de voyage. Il s’est avéré que le Sénateur Moïse Jean Charles a déposé les preuves tangibles de sa triple nationalité et de la double nationalité d'une pléiade de ministres. Une infraction grave que les articles : 11, 15, 135 et 157 de la Constitution de 1987 condamnent avec véhémence. L'issue la plus probable, si le cas y échet, c'est sa destitution. Les Sages d’Haïti dont un échantillon rare comme Mme Odette Roi Fombrun qui nous a allaité des premières Notions de Civisme, voudraient écarter la destitution de Martelly afin d'empêcher tout dérapage.

S’il faut éviter cet embrasement défavorable à la paix sociale, le 56e Président devrait choisir aussi la voie de la sagesse et de la conciliation en obtempérant à la requête de la Commission d'Enquête Sénatoriale. Malencontreusement, il prend position dans la Tribune d’en face en brandissant des arguments spécieux pour dresser des barrages qui vont davantage le plonger dans la fange :
  1. La Commission « Abra Grangou » vise à masser une frange de la population, comme ceinture de protection, contre toute action légale prise par le Parlement pour sa destitution.
  2. 2. L’organisation des Carnavals aux Cayes, encore un autre dérivatif qui ne va pas produire non plus l’effet escompté comme placebo pour distraire les attentions et assurer à Martelly l’aura populaire indispensable afin de renverser les vapeurs.

« Une mauvaise entente vaut mieux qu’un bon procès », nous conseille un vieil adage. Le Président Michel Martelly serait prêt à sacrifier les membres de son Cabinet jouissant de la Double Nationalité pour se procurer une retouche cosmétique en vue d'une cure de beauté. Compte tenu des plis qui balafrent sa face aucun mascara ne saurait les effacer. Même la chirurgie plastique n'y arrivera pas. Quand la clameur publique est déjà en branle, on ne peut plus montrer un visage d’innocent. « Malheur à celui par qui le scandale arrive », nous prévient l’Evangile, selon Saint Luc (Luc 17,1).

La plus grande erreur du Président Michel Martelly c’est d’avoir une vue étriquée de l’échiquier politique national. Il sous-estime la pression lavalassienne qui a acquis une recrudescence de force depuis le retour de son Secrétaire Général A Vie. Quand le feu couve sous les cendres, il n’est pas moins dangereux. Il suffit d’un peu d’huile pour qu'il éclate rapidement, au moment le plus inattendu, en incendie meurtrière. Le Parlement est majoritairement lavalassien. L’Espoir, l’INITE et d'autres factions ne sont que des excroissances lavalassiennes.

En filigrane c’est le même courant de pensées qui trône au sein de presque tous les Partis Politiques présents au Parlement. En brèves hachures d’idées nous voulons dire par là que le Président Michel Martelly ne sortira pas gagnant dans son bras de fer avec le Parlement. Bèf la tonbe.

Sur son passeport haïtien ne figure aucun visa américain. Or il rentre souvent aux USA. Logiquement il est citizen et détient un passeport américain. Le 56e Président d’Haïti affiche l'attitude du coupable qui dans son dernier retranchement préfère se pendre au lieu de cheminer dans le caudus des Romains c’est à dire la fourche caudine ou encore le Chemin de la Honte. Pourtant la Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Sa destitution n’est qu’une simple question de formalités procédurales. Il n’est plus question de faire le gros dos comme Mimi tandis que sa moustache est blanche du lait qu'il vient de chiper, sans même s’en apercevoir. Défoulez-vous bien durant les 3 jours gras mais la mardigrature prendra fin le mercredi des Cendres. Il n'y pas d'alternative. Pour éviter tout scandale inutile, la démission du Président Michel Martelly serait plus sage. Déjà les Ambassadeurs des Puissances amies n'assistent plus aux cérémonies officielles en Haiti. Ils n'étaient pas présents lors de l'ouverture de la session du Parlement du 7 Janvier 2012. On sonne l'hallali: Bèf la tonbe.

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Lettre du president de l'Assemblee Nationale a Michel Martelly